Voici un édifice qui m'a tout de suite intriguée:
sur les bords de Loire, ce ne pouvait être un phare.
Et pourtant, de loin, cela y ressemblait.
En m'en approchant, je remarquais qu'il n'était pas seul:
sur l'un de ses côtés, s'étendait une large surface couverte
de bâtiments tout aussi curieux :
une ancienne usine, de toute évidence.
Mais quelle usine ! Ce genre de bâtiment qui réveille immédiatement des envies d'amménagement de loft : des murs blancs, et de larges fenêtres arrondies ornées de briques rouges.
Qu'est ce que c'était ?
Alors, on tourne autour, on inspecte. Cette tour rappelle vaguement quelque chose...
Une ruine aperçue au hasard d'une petite route...
Et pourtant, celle-ci n'y ressemble pas tout à fait :
elle est trop belle!
Et pourtant... Oui, il s'agit bel et bien d'une tour à plomb.
C'est celle de la Société des Fonderies et Laminoirs de Couëron,
construite en 1861. Elle devint ensuite "La vieille", puis l'Entreprise Pontgibaud. Et enfin celle de "Tréfimétaux", qui cessa son activité en 1988.

On y fabriquait des plombs de chasse. Et savez vous comment ?
Tout simplement en laissant s'écouler le plomb liquide à travers des grilles aux mailles de tailles différentes du haut de la tour!
En tombant, le plomb refroidissait et se solidifiait.
Il faut dire qu'il avait le temps : la tour fait entre 60 et 70 mètres
(et plus de 11 mètres de diamètre)
Pour accéder à leur lieu ce travail, les ouvriers devaient escalader neuf échelles de sept mètres chacune!
La tour à plomb de Couëron appartient maintenant à la commune.
Etant l'une des dernières de France, elle est surtout la seule à avoir été ornée de tels éléments décoratifs.
Elle est désormais classée monument historique.
Bien entendu, je n'ai pas résisté à l'envie de tourner autour,
malgré les branches et les ronces. J'imagine que le batiment
mitoyen était une fonderie
Malheureusement, vous ne recevrez jamais le bristol pour la pendaison de crémaillèrede mon loft à la tour de Couëron :
le bâtiment est devenu un centre culturel !
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