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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 14:18
Vous vous rappelez de la pastilla à la Gum ?
Et bien une de vous s'est lancée!
Et elle l'a fait avec la plus grande application,
comme vous allez pouvoir en juger :

(Mince! Le moule est un peu grand pour faire les couches jusqu'au bord...
Gum, cette andouille, n'a pas dit quel diamètre il fallait)


Mais laissez-moi à présent vous présenter le chef-cuisinier
(sans son aide, Anso n'aurait jamais réussi!)

VOICI DONC SAMBA :


A voir cette bonne bouille tranquille et ces yeux attentifs, 
on a du mal à croire que Samba
en voit des vertes et des pas mûres, en ce moment.
Je lui souhaite de tout coeur que le verdict de ce jour ne lui sera pas fatal.
Et je suis certaine que vous vous joindrez tous à moi
pour lui souhaiter BONNE CHANCE !!!

Quoiqu'il arrive, ce chat n'est pas à plaindre : une vie comme ça,
on en voudrait bien en avoir tous une : douillette, animée, entourée,
faite d'admiration, de dorlotteries, de gratouilleries et de compliments !

Samba, où que tu sois et où que tu ailles, on garde ta place
au chaud sur le net: te voilà à présent célèbre dans
LE MONDE ENTIER
! (si, si !) :-)

Bon courage, Anso!  
                       
Gum

.
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 00:01
Je vais essayer de vous expliquer comme vous y prendre, si vous décidez de la faire.
Cependant, comme je fais tout "au pif", les quantités seront approximatives.
Et, autant vous prévenir, ce n'est pas une VRAIE pastilla, mais une pastilla à la Gum.
Mais c'est très bon quand-même

La veille au soir : j'avais pris 4 filets de poulet et les avais coupés en dés de taille moyenne,
que j'ai mis à mariner au frigo dans un mélange de safran (2 capsules),
cannelle, coriandre fraiche et persil plat hâchés, un peu de piment d'Espelette,
un oignon en petit morceaux et un peu d'huile (pour faire adhérer).

Si vous choisissez le même accompagnement que moi, vous mettez des pruneaux
à tremper dans un saladier d'eau tiède, que vous laisser tranquilles jusqu'au lendemain.

Le lendemain matin :


1) J'ai pris un paquet d'amandes et ai jeté presque tout le contenu dans une casserole d'eau bouillante, puis laissé frémir 1 bonne mn. Une fois rincées à l'eau froide, elles se
laissent extraire de leur enveloppe sans aucune difficulté (photo 1). Les sècher.

2) Mêler ensemble du sucre en poudre et de la cannelle. Dans une pôele, faire
chauffer de l'huile et y jeter les amandes et le mélange sucre cannelle. Laisser dorer.
Sur la fin, j'ai rajouté du beurre. Attention, une fois que les amandes commencent à
dorer, bien les surveiller, car ça va vite! Elles sont maintenant légèrement caramélisées.
Les laisser bien refroidir et les mettre dans un torchon.
Ensuite, vous tapez dessus avec le premier truc lourd, qui vous tombe sous la main
(j'ai pris un maillet en bois).
N'allez pas me les réduire en poudre! Elles doivent être juste concassées.


1
2
3














Maintenant, vous vous attaquez au filets de poulet:
(Sur photo no. 4, ils sortent du frigo)

Les faire dorer dans une cocotte, puis les arroser d'un peu d'eau.
Salez. (photo5).

Laisser frémir, jusqu'à ce que l'eau soit entièrement évaporée (photo6)


4
5
6

Pendant que le poulet cuit, vous préparez votre accompagnement.
Moi, j'avais fait revenir des courgettes et des aubergines en rondelles
avec des oignons et des pruneaux. J'ai épicé avec du ras-el-hanout et
de la coriande fraîche


Histoire de relever un peu l'affaire, j'ai fait cuire quelques piments forts.
Les mettre à l'eau froide et laisser bouillir quelque chose comme 8-10 mn.
Les laisser refroidir, ouvrir la peau sur la longueur et en extraire la chair en
grattant avec un couteau. Déchirer cette pulpe en petits morceaux et mettre
dans un ramequin, qui viendra sur la table.
Attention! Lavez vous bien les doigts et essayer de ne pas vous frotter les yeux
de toute la soirée. Les messieurs se laveront copieusement les mains avant de se
débarrasser d'une envie pressante...
J'ai du en avoir un petit morceau sous l'ongle et ça me brûlait encore le lendemain,
malgré les effets de brosse!


Il manque quelques photos en cet endroit, car j'étais trop occupée à mon affaire.

Faire chauffer une poêle avec un peu d'huile, y casser 4 oeufs et faire des oeufs brouillés. Salez et réservez (les oeufs peuvent refroidir tranquilles)

Vous disposez à présent de trois mélanges distincts:
1) le poulet,
2) les amandes caramélisées et concassées
3) les oeufs brouillés

Passons à la confection de la PASTILLA :

Vous prenez un moule à manqué. Dans un bol, vous faites fondre une demie plaquette
de beurre.
Dans un second bol, vous battez deux jaunes d'oeuf
Vous vous armez d'un pinceau de cuisine et vous sortez votre paquet de feuilles
de brik (ben oui, vous en avez justement un! :-D)

Vous beurrez donc tout l'intérieur du moule à manqué et les deux côtés de la première feuille de brik
Vous la déposez dans le moule, mais pas au milieu : Sur la moitié, l'autre moitié pend à l'extérieur. Même chose pour une deuxième (à côté de la première), une troisième et
une quatrième feuilles. Les quatre feuilles se chevauchent, afin que le fond du moule
soit bien tapissé et que vous ayez, sur l'extérieur, de quoi faire un rabat ensuite.

Sur les parties qui se chevauchent, vous étalez un peu de jaune d'oeuf avec le pinceau, pour que les feuilles collent bien entre elles.
Vous finissez par une nouvelle feuille de brik badigeonnée de beurre, que vous
placez bien au centre.


Et maintenant, vous remplissez en faisant s'alterner les couches (j'ai fait deux
couches de chaque et j'ai saupoudré le poulet d'un mélange cannelle-sucre-poivre)

Pour finir, vous recouvrez d'une feuille de brik beurrée, et vous "bordez bien le bébé", en enfonçant le bord de la feuille sur tout le pourtour.
Vous rabattez maintenant les bords des premières feuilles.

(Badigeonnez les endroits qui se chevauchent avec du jaune d'oeuf).
Et hop! Une dernière petite feuille.

Définitivement border conciencieusement le bébé, le badigeonner d'eau
de fleur d'oranger, de beurre et de jaune d'oeuf et mettre la pastilla à four moyen.
Elle a du mettre entre 20 mn et une demie heure à dorer (j'ai plus surveillé
la couleur que la pendule, vu que les ingrédients de l'intérieur sont cuits).

Laisser tiédir (la pastilla se mange tiède) et saupoudrer de sucre glace,
au moment de servir. Vous pouvez le faire à travers d'un pochoir pour que ce
soit plus joli.  Je n'avais plus le temps d'en fabriquer un, alors, j'ai fait sans chichis




Ca parait peut-être compliqué, mais ça ne l'est pas.
C'est surtout long et ça fait pas mal de vaisselle, c'est tout.
A mon avis, le jeu en vaut la chandelle.



.
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 00:01
cuisine-L--one.jpg
(Photo retouchée)

Je vous avais prévenus :

cake-rhubarbe-L--one2-copie-1.jpg

Quand Léone se met au fourneau, ça ne rigole pas !
Merci, Léone !

(les demandes de recette seront, bien entendu, transmises)

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 00:02
On connaissait la version des WHO

Cactusaqueux.jpg

DECOUVREZ AUJOURD'HUI LA...


Cactusaqueux2.jpg

Bravo et merci Cactusaqueux !
...Arrivera t-il détrôner Claudette ?...

Retrouvez tous les chefs-d'oeuvre dans la catégorie "cuisine" !

(je vous rappelle que vous pouvez toujours tous participer,
si vous le désirez)

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 00:10

les-apprentis-Claudette---Papaye.jpg

 

 

 

les-apprentis-Claudette---Papaye2.jpg

 

Si on m'avait dit que je serai, un jour, amenée à censurer par ma bidouille

le derrière d'une pomme!... :-D

 

paquerettes.jpg

Bon, allez, elle est tellement jolie...

 

paquerettes.jpg

Je vous fais confiance pour modérer vous-mêmes vos commentaires,
sachant que ce blog s'adresse à tout le monde et qu'il ne s'agit,
après tout, que d'un fruit bien sympathique! :-)

 

ET ENCORE MERCI A PAPAYE, POUR CE GRAND MOMENT BLOGUIEN ! :-D

 

 

 

;

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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 00:02

koekjes-bakken-mk.jpg

 

 

J'espère que vous êtes comme moi : sur le net, mon principal but est
d'échanger des idées, des connaissances et des savoirs-faire

Et, sur le net, justement, j'ai rencontré Claudette.

Et Claudette, elle fait des trucs formidables!

 

 

Alors, voilà, j'ai eu envie de faire un petit concours de présentations gourmandes.

Mettez en scène vos petits chefs-d'oeuvre, ceux de votre mari, de votre femme,
de vos enfants!

Ou, si vous préférez, vous m'envoyez la photo telle quelle et vous vous laissez vous surprendre par la petite touche personnelle que j'essaierai d'y apporter

 

J'attends vos photos des desserts et des plats, décorés par vos soins, bien entendu,

sur ma boite mail: gumelisch@hotmail.fr

 

barginger.gif

 

Les-apprentis-Claudette-H--risson.jpg 

barginger.gif 

Les-apprentis-Claudette-Hutte2.jpg

 barginger.gif

 

Les-apprentis-Claudette-Huttebis.jpg

barginger.gif

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 00:02

Avant-hier, je me rends compte que, finalement, je n'ai pas grand-chose à manger.
Et c'est le premier mai... Il va falloir ruser...
Dans le congélateur, 3 steacks hachés.
Dans le frigo, un bouquet de coriandre, un bout de gingembre, des oeufs et quelques radis.


Que faire ???
Chine3.gif
Mais c'est vrai! Il y a de la farine à buns, achetée un jour sur un coup de tête,
un soubresaut de rebellion.... parce que les buns tout prêts et surgelés sont si chers!

Bon, ben, y'a plus qu'à...

Et me voilà partie à hacher un oignon, un grosse gousse d'ail, le gingembre et
deux beaux brins de coriandre. pendant ce temps, il faut faire tremper les 4 gros champignons chinois parfumés séchés, pour bien les faire ramollir. Je mélange avec la viande, et hop un oeuf par là-dessus.
Comme je viens de sortir le pain de la machine, qu'il est donc tout frais et, qu'en plus, c'est du pain complet avec des graines de tournesol, je ne vais pas mettre ça là dedans...
Ah! Ah! Et l'entame de la brioche alors?... Je l'humecte avec du lait et je l'émiette dans le plat.

Un p'tit coup de vin de riz (j'en ai, mais ce n'est certainement pas obligatoire!),
une bonne rasade de sauce au soja, une pointe de miel.
Chine14bis.jpg
Pas de 4 épices ? Et ben, ça ne fait rien, il me reste des épices à pain d'épices, achetées pour Noël!
Juste une pincée, car sinon, cela ne sera pas bon...

Du piment! Ben oui, ici, ça marche au piment, mais je n'oblige personne :
Vous pouvez mettre un peu de poivre, si vous préférez.
Les champignons sont maintenant bien mous. Lavez les bien et retirez le pied (il reste dur).
Coupez en petits morceaux et, zou! Avec le reste!

Et oui! C'est cru, mais il faut goûter. Si vous ne goûtez pas vos préparations avant cuisson,
vous n'aurez pas la possibilité de rectifier ensuite. Courage! Ce n'est vraiment pas dramatique !

Et voilà la suite en photo, parce qu'au début, je n'avais pas pensé à faire un reportage



























































Comme indiqué sur le paquet, il faut réserver une belle cuillérée à soupe de farine spéciale, pour rectifier la consistance de la pâte, si besoin est: Pensez que les tasses n'ont pas la même taille chez tout le monde! (ça m'a servi, mais il me restait l'équivalent de deux cuillérées à café à la fin).

Sur la photo, en haut, à droite, vous voyez donc:
- 1 petite 1/2 tasse (pas des tasses à moka: des grandes tasses!) de sucre,
- 1 bonne tasse de lait
- le contenu du paquet de farine (moins la cuillérée)

Vous mélangez bien, puis vous malaxez un quart d'heure

Ensuite, on rajoute une cuillérée d'huile et on repétrit 10 mn.

Laissez reposer 30 mn.





Faire un rouleau avec la pâte et former 18 boules (en fait, je n'ai fait que dix buns,
car j'ai divisé la pâte en deux et ai repris l'équivalent d'une boule.
L'autre moitié est au congélateur pour la prochaine fois).
Sur le paquet, ils disent de l'étaler
au rouleau. Moi, j'ai étalé à la main et sa marche très bien!




Former des petits ballotins et bien refermer en pinçant
(ça fonctionne très facilement, car la pâte est souple, ne se déchire pas et adhère impeccable!)
J'ai découpé des petits carrés de papier sulfurisé, pour ne pas que ça colle au fond du bac-vapeur.




Sur le paquet, il est indiqué un temps de cuisson à la vapeur
(dans les petit récipients chinois prévus à cet effet) d'un quart d'heure.
Je les ai mis à la cocotte-minute pendant 10 mn, car j'utilisais de la viande hâchée crue
Si votre viande est cuite (restes de porc, que vous pouvez laquer à la poêle avec
un peu de miel et de la sauce au soja et mélangé avec des petits morceaux de légumes sautés,
du quatre épices, de l'ail, de la coriandre fraiche et du gingembre également frais, etc...),
vous pouvez réduire un peu le temps de cuisson. Mais pas trop quand-même !
Quand ils sortent de la cocotte, ils ont presque doublé de volume.




ET VOILA ! Y'A PLUS QU'A AJOUTER UNE PETITE TOUCHE DE COULEUR SUR LA POINTE, POUR FAIRE JOLI
(purée de piment, ou, si on aime pas le pimenté,
une mini épluchure de tomate, un autre avec avec un bout de feuille de coriandre
et un troisième avec une peau de champignon (noire)

ACCOMPAGNEZ D'UNE SALADE, PAR EXEMPLE...
ET N'OUBLIEZ PAS DE METTRE LA SAUCE AU SOJA SUR LA TABLE !




BON APPETIT !
Chine.gif
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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 21:06

LES  FRAISES
arrivent :
c'est le moment du
RUMTOPF !!!



"Mais qu'est ce qu'elle raconte encore?" vous demanderez vous.
Je vous parle de la variante allemande de
notre "liqueur de vieux garçon"
(si vous préférez la version française, à base d'eau de vie, c'est également le moment de vous y mettre)
Il vous faut un grand récipient de verre ou de céramique disposant d'un couvercle, une bouteille de bon rhum (ben oui, si vous voulez une bonne liqueur, il faut prendre du bon rhum! Et comme vous n'utiliserez pas la bouteille entièrement, vous pourrez servir le reste seul ou en cocktail) et du sucre.

Au fur et à mesure que les fruits apparaissent sur le marché, au fil des saisons, vous en mettez une couche. De beaux fruits et, bien entendu, des fruits de qualité arrivés à maturité (si vous prenez des fruits sans goût, vous pouvez aussi bien mélanger du rhum avec du sirop pas cher : vous obtiendrez le même résultat). Nettoyez et séchez bien les fruits et coupez, lorsque nécessaire, en morceaux. Mais pas trop petits! Commencez donc par les fraises (si vous trouvez des fraises des bois, encore mieux!) Suivront les abricots, pêches, framboises, cerises (les acides sont mieux), prunes (mirabelles! miam!),...

Pas de pommes, ni de cassis, ni de groseilles,
ni de myrtilles,
ni de mûres !


Ajoutez la moitié du poids des fruits en sucre. Et doucement, pour que du sucre reste à la surface, une bonne rasade de rhum à 56 degrés par là-dessus (les fruits doivent être recouverts). Peu à peu, vos fruits rendront du jus et vous utiliserez moins de rhum. L'important, c'est que tout soit toujours recouvert de liquide.

Il faut minimum un mois à une couche pour être "à point".

Vous pouvez remplacer le sucre par du miel
(j'utilise de la cassonade). 
Je me rappelle aussi avoir fabriqué une mixture avec de la cannelle, de la cardamome et du clou de girofle.
(Je l'ai servie pendant la période de l'Avent et à Noël).

Attention! A réserver aux amateurs de sucré !


.
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 12:24
Qui n'est pas collectionneur de quelque chose?
 Et sur quoi sont fondées ces collections?


Moi, par exemple, je suis collectionneuse non seulement d'enquiquinements, mais aussi de recettes et de livres de cuisine. J'en ai tant, que je ne saurais vous dire combien et que je ne vais pas me mettre à  les compter tous. Ou alors, il faudrait que je laisse tomber mon blog pendant plusieurs jours...

Ca a commencé très jeune. Comme pour la majorité des collections, un vide à combler, sans doute : ma mère n'a jamais aimé faire la cuisine et se bornait aux basiques rapides, alors que j'entendais mes potes parler de plats mitonnés préférés, de gâteaux-maison et de confiture de grand-mère...

Une envie de famille nombreuse aussi, de devenir une "mama",
une vraie : solide silhouette échevelée, enveloppée dans un tablier à fleurs ou à carreaux. Comme cette grand-mère qui était la mienne,
mais que je n'ai pas vraiment connue. Une envie de devenir la sorcière bien-aimée d'une horde de joyeux bambins. Je me voyais déjà  gesticulant sur le seuil de cette grande cuisine imaginaire, à la table immense et aux fenêtres ouvertes sur un jardin riche et sauvage.
Du thym frais et des figuiers, un fouilli de persil, de sauge, de pâquerettes, de myosotis, de tournesols et de "mauvaises" herbes.
Une balançoire, un vieux banc et des vélos, "Qu'il va vraiment falloir penser à ranger, les gosses, parceque tonton Max a trébuché dessus la dernière fois qu'il est sorti dans le noir !"

Un âne chevelu aussi, une biquette, des chats et des chiens
à la pelle... Un cochon qui ne passera jamais à la casserole
et qui le sait.
Une porte grande ouverte pour des ribambelles de sincères vieux copains, regroupés, rigolards au coin du feu, ennivrés par l'odeur de la marmite et le goût de l'eau de vie faite maison.

J'avais donc une tonne de trucs à apprendre...

Enmitoufflée dans le silence, ennivrée des odeurs de poussière de bibliothèque, je rêvais d'authenticité rustique, engloutissant des piles de vieux classiques littéraires  (je me suis même éprise du Cid!), les ouvrages traitants de psychologie, et aussi les contes pour enfants de tout pays et de tout poil. J'étais, comme qui dirait, une enfant et une ado à la lecture et à la destinée sérieuses... Ou on aurait pu l'imaginer.

 Oui mais voilà... Je me défoulais aussi sur les stades, les gymnases et dans les vagues.
J'aimais les délires des Pogues, les saveurs d'embruns d'America,  les élans de Björk, de Tom Waits,  de Vian, de Sartre et de Prévert...
Je haïssais les romans d'amour et me laissais plus facilement aller à un bon bouquin de science fiction.

Et puis, je me serais damnée pour aller danser avec mes copines toutes les semaines... Quand il n'y avait pas les Fêtes de Bayonne
(Mais ça, c'est encore une autre histoire !... :-D)

J'aimais l'odeur de la résine et de la wax, et j'adorai les récits de mes copains, venus de si loin.

Pour les chiens et les chats, passe encore, mais pour le reste...
Déjà difficile de gérer cette incompatibilité de silhouette mamaesque dans sa tenue de combat et l'idée qu'on se faisait de ma personne. Et ces indulgents "videurs", qui me laissaient rentrer gratos, le samedi soir? Ces deux gentils gars, qui gratifiaient d'un large sourire et d'un clin d'oeil entendu? Comment auraient-il pris la chose? Et pensez un peu à mes copines... Ces joyeuses luronnes au regard vif, au rire clair et à la verve impitoyable. Je suis sûre qu'elles n'auraient pas aimé mes tabliers. Pire, elles auraient eu honte de moi !
Et comment, grand-diable, dans de telles conditions, s'occuper convenablement des cinq premiers-nés et du pot-au-feu, qui cuit pendant des heures?
(Sans parler du fait qu'il me fallait trouver un co-équipier sur mesure : un délicat croisement entre le Cid, François Bernier,  Prévert, Charles Ingalls et Mr. Bean... C'était pas gagné !)

Comble de malchance, mon "autre oeil" lorgnait avidement en direction de l'Australie... Et d'ailleurs... Mes choix de collection se tournaient obstinément vers des ouvrages de cuisine indienne, indonésienne, d'Europe du Nord ou d'Amérique latine...

Cette terrible soif de découvrir le monde !...
(Et cette abominable envie de courir quand je croisais un macho, abonné au "Chasseur français"...)


Alors, il a bien fallu composer : je suis partie et j'ai pris un chien.  Il n'a pratiquement jamais su ce qu'était "porter un collier" et mes lieux de voyages sont devenus notre jardin sauvage.  Un jardin de taille modeste, car ma chienne n'avait pas sa place dans une cage de soute d'avion ou dans une prison de quarantaine :
Mon jardin n'a donc pu s'agrandir que sans elle...
 
Dans le jardin de mes rêves, sont venus s'ajouter un bananier, du gingembre et la cardamone
(J'ai bien peur que la biquette et l'âne n'aient du mal à tout digérer).
Je sais comment concocter un bourguignon, des escargots et
de la confiture.  Et ma mère se demande toujours comment je
 fais pour fabriquer un plat, alors qu'elle n'a rien vu d'utile
 dans mon frigo.

Mais j'ai surtout appris que l'on découvre bien des richesses au sujet d'un peuple et de sa culture à travers sa cuisine.
Qu'un livre de cuisine est un voyage à travers l'espace,
les coutumes, les croyances et le temps.

Comme vous, tant bien que mal, j'ai continué à vivre mes contradictions : j'ai poursuivi ma collecte d'impressions, de savoir-faire et de saveurs.  J'ai empilé des casseroles, des fait-touts, des trucs et des machins pour dénoyauter des cerises ou confectionner des rubans en concombre.
Et j'ai même acheté un tablier ! :-)

Aaaah! Le démon de la collection :  géniteur de bien des plaisirs, précepteur de bien des connaissances.
Mais aussi père de difficultés de gestion d'espace.
Et d'un handicap de poids:
...à chaque déménagement...

Nos névroses sont décidemment bien lourdes à porter !

 
     
 

Et vous ?
Collectionnez-vous des trucs ?
Et avez-vous cherché à savoir POURQUOI ?
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 01:36
     MON TRUC POUR FAIRE DE JOLI NEMS
Je ne l'ai pas inventé, mais vous ne le connaissez peut-être pas.
Et j'avais promis des idées de recettes simples à Martine ;-)



Déjà, rien de plus simple que de faire des nems-maison: des carottes, coupées en tous petits bâtonnets, des pousses de soja fraîches, des crevettes (ou un reste de viande de porc), du mélange quatre-épices, de la coriandre fraîche, de la sauce au soja, du poivre.

Ca, c'est le basique. Après, si l'on veut varier, on peut faire des expériences selon ses goûts
(Un peu d'ail ou 1 à 2 gouttes d'huile de sésame ou un fond de cuillère de  miel délayé dans du vin de riz, etc...)
Et, bien entendu, des galettes de riz

Faire sauter rapidement les bâtonnets de carottes dans un peu d'huile (ils doivent rester un peu croquants), ajouter les crevettes ou le porc et les épices. Touiller sur feu vif. Eteindre et ajouter les pousses de soja. Laisser refroidir

Mettre une galette dans un saladier rempli d'eau (elle doit être bien recouverte). En quelques secondes, elle devient toute molle. La sortir immédiatement et la poser bien à plat sur le plan de travail.
(J'éponge toujours un peu la surface de la galette avec un morceau de salopin)

Mettre un peu de farce au milieu, en longueur. Relever les bords aux deux extrémités (pour coincer la farce ) et rouler,  en  prenant soin d'emprisonner les bords relevés à l'intérieur du rouleau. Essayez de ne pas perdre trop de temps: la pâte sèche rapidement et devient collante. Cela permet aussi de fermer "le paquet" sans autre forme de procès !

Une fois qu'on a pris le rythme, on met la galette suivante à tremper pendant qu'on confectionne un rouleau.
Et zou ! Et zou ! Et zou !


Voilà le résultat, après avoir préparé toutes les galettes

ET VOICI MON TRUC :

Je colle une belle feuille de coriande fraîche sur chaque rouleau et je ré-enveloppe dans une deuxième galette, avant de passer à la poêle. C'est plus sympa, non ?


Bon ben voilà...
.
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