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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 17:35
     LE MONDE DU SURF
   a bien changé
                                        

J'avais douze ans quand j'ai été confrontée, la première fois à ce monde inconnu

En arrivant sur le parking de la plage, je vis que rien n'était comme ce à quoi j'étais habituée, en l'occurence les plages
de méditerranée.
 
Ici, face à l'océan, des mini-bus partout! Des mini-bus avec les portes ouvertes et, à l'intérieur, un univers à part, un monde qui attirait irrésistiblement le regard d'une adolescente, à qui l'on répètait qu'il faut ranger sa chambre : y'avait un sacré bazar, là dedans!!!
Et aussi une odeur qui faisait vibrer les narines: l'inimitable odeur de résine et de wax, de cette wax dont je tairai le nom, mais que tous les surfers connaissent...

Ainsi commença cette aventure, qui me fit rencontrer des gens formidables, des gens avec qui l'on peut partager des émotions, des rires, de la musique, mais aussi des voyages inoubliables...


Je leur rend hommage aujourd'hui.

A Mike Cvetkovic, avec qui j'ai forgé autant de rêves et partagé autant d'éclats de rire,

A Steve Inglis, ce rêveur au grand coeur, ce shaper dont le diamant des planches et le sourire brillent toujours pour moi,

A Rod et Mimi, qui m'ont appris que l'on peut tout laisser tomber.
Pour vivre mieux,

A Mick et Kathy Sowry, pour m'avoir montré que l'amitié profonde naissait au delà des vagues,

A François Lartigau, parcequ'il est la preuve qu'on peut réussir,
en continuant à aimer son chien et à tenir à ce qu'on croit,

A Mike et Barry, qui ont su me rappeler que, malgré les années,
nous sommes restés les mêmes,

Et (last but not least) à Jeff Hakman, parcequ'il m'a prouvé que, malgré la gloire et la Légende, on pouvait rester un grand
(et vrai) bonhomme !

Et, pour finir, une pensée pour Mickey Dora, qui surfait mieux
qu'il ne dansait la salsa...

Bien sûr, il y en a beaucoup d'autres. D'autres qui se rappellent
des couchés de soleil partagés en silence, des vieux locaux
rebaptisés "salles de projection", des soirées au coin du feu,
des veillées au son de la guitare, des mélodies échappées des
hauts-parleurs d'un vieux bus, des "Irish Stew", parce qu'on
était végétarien et que, de toute façon, on n'aurait pas eu les
"sous" pour de la viande (ce qui n'était pas grave), des fabuleuses
fêtes improvisées à partir de rien, des journées vécues au fil
du temps, des marées, des réparations diverses et des parties
de "Ripple-Tipples", des après-midi à 10 dans un bus, parcequ'il
tombait des cordes, mais qu'on rigolait quand-même, des fringues
trempées qui n'arrivaient jamais à sécher, des vieux hug boots,
que l'on ne quittait que pour marcher pieds nus, de tous ces chiens
et chats qu'on a nourris, protégés de l'euthanasie et quelquefois
fini par adopter (Paix à l'âme du fabuleux "Mister Brown")...
Des sourires échangés dès le matin...

Mais aussi et surtout, de l'amitié
et de la solidarité en cas de pépin...

Le monde du surf, ce n'est plus tout à fait cela.
Et, franchement, je le regrette...



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